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Dieu qu'il était beau...
Je chavirais dans ses yeux
verts.
Comme son corps était
chaud...
Tout m'apparaissait
nouveau.
Il était là à mon réveil,
Et tout me semblait
Merveille.
C'était mon Demi-Dieu,
Mais que j'étais '"fleur
bleue"!
Ce goût de vivre, il m'en
a fait l'offrande
Naïve, je songeais qu'il
me fallait tout prendre.
Je lui vouais mon âme, mon
corps, mon coeur.
Se croyant amoureux, il a
dû prendre peur.
Il était un Diamant,
Il était mon Amant...
Mais la Vie a cheminé:
Elle en a décidé autrement.
Mais ma Vie a chaviré: Il
m'a laissée lâchement.
Il m'aimait trop; il
m'aimait mal,
Il a tracé d'un trait
banal
Ce foutu Cercle Infernal
Qui dans l'Amour apporte
le Mal
Sous la perfidie du mot:
"banal".
Une part de lui je lui ai
volée:
Dans mes entrailles, un
coeur cognait
Et ma plus dure bataille,
Seule, je menais.
La Vie, je défiais:
j'attendais son Bébé
Ce cadeau, contre son gré,
je lui offrais.
Il lui a donné pour nom:
"Raphaël".
Il est arrivé en juin,
Comme les hirondelles,
Avec un regard coquin.
Il a la peau cannelle
Des horizons lointains,
Et la rage de vivre
Qui chaque jour m'enivre.
Son regard profond
Vous remet en question,
Et sa maturité bien
souvent me désarme.
Puis de ses yeux d'Enfant
perle soudaine une larme.
Il peut être rocaille,
puis d'un clin d'oeil, canaille
Mais sa sensibilité trop
souvent le tenaille, le cisaille.
C'est mon petit Boulet
d'Amour
M'empêchant de voir le
Jour.
Ma petite Araignée m'a
piégée,
Dans sa fine toile dorée.
C'est mon "Bonhomme'",
Je suis moins Femme,
Ou c'est tout comme...
Il est ma Flamme.
Il n'a pas le regard
Océan-vert
De cet homme qui est son
Père,
Que je préfère laisser...
"Mystère"
Pour le Mal-être qu'il m'a
offert.
J'e n'ai nul regret, car
je connais le sens "Aimer"
Même s'il m'arrive de me
tromper, je sais que tout peut arriver.
Mon petit Homme fera sa
vie,
J'aurais la prétention de
l'y guider.
Je tâcherai de le
préserver
Malgré autrui... et contre
lui.
Je ne veux pas qu'il vive
ce que vit son père, amer:
La Vie, j'aspire à ce
qu'il l'engouffre les yeux grands ouverts,
il y puisera ses secrets,
ses faiblesses, ses forces, ses mystères.
Qu'il ait la pudeur de
savoir dire "merde",
Qu'il s'affronte lui-même
pour oser dire; "je t'aime".
Que chaque chose se perde,
Pour peu qu'il la malmène.
Je souhaite qu'il apprenne
à son Père
Ce que j'ai soupçonné dans
ses yeux verts,
Ce jour où je l'ai
découvert...
Ce si profond miroir,
Qu'il a recouvert d'un
voile noir.
Mon Enfant, retravaille ce
Diamant,
Et celà, tout simplement,
en l'aimant.
Ne commets pas les erreurs
de ta Maman
Confrontée à mille
tourments
A moult faux-fuyants
D'un homme aveugle qui
attend
Patiemment que passe le
temps,
D'un homme qui se veut
prude,
Mais qui n'attise que
Lassitude.
Celà se peut, je le sens,
La Vie est un continuel
recommencement.
Rien n'est acquis:
Tout est conquis
A chaque instant
Qu'offre le temps.
Sois patient, mais guère
lent,
L'horloge ronronne,
sournoisement.
Mon Fils, apprends à Papa
à dire "je t'aime"
Appreds lui avec tes
gestes, tes mots à être enfin lui-même.
Déchire enfin son infernal
hymen:
Ce jour-là, mon échec se
parera de ton Emblème.
Exorcise cet invisible
dilemne:
A cet instant, et pour
toujours,
Tu seras vraiment un
Enfant de l'Amour.
A mon plus fort souvenir
d'Amour
Qui m'a appris à souffrir,
Tout comme à savoir
offrir.
Marie-Claire à
Vincent
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